x-t0o-much-for-h3r-x Bonj0ur à t0i ! x-t0o-much-for-h3r-x

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Bonj0ur !!! Je v0us souhaite la bienvenue sur x-t0o-much-for-h3r-x !





Savez ce qu'est une ficti0n ? 0ui ? C'est bien ! Al0rs, c'est qu0i ? Une hist0ire imaginaire ? 0ui ! C'est ça ! Donc m0n bl0g est une ficti0n, et il rac0ntera l'hist0ire de Lou, une ad0lescente d0nt la vie est un véritable enfer.

Cette fiction est dédiée à ma Jumell', ma Apo, ma Crazy rockeuzz, ma Nincrevable, mon Sergent, ma Folle, mon troupeau d'ovni caché dans ta salle de bain xD, mon Calendrier... Cette fiction est dédiée à toi, toi qui m'a aidée, comprise et redonné le sourire. Ma Jumelle à 483 %. Je t'aime <3






Quand v0tre vie est une descente aux enfers permanente, qu'attendez-v0us enc0re de la vie ?




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C.a.m.i.l.l.e.








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# Posté le mardi 12 juin 2007 14:02

Modifié le jeudi 16 août 2007 12:52

Chapitre 1Laissez-m0i me présenter....Toutes faç0ns, v0us avez-pas le ch0ix...

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Moi, c'est Louise, mais je supporte pas ce prénom, donc appelez-moi Lou : un prénom banal, comme moi. J'crois bien que j'avait 17 ans à l'époque, mais de toutes façons, on s'en fout. Mon physique était comme mon nom : banal, rien d'extraordinaire. J'étais brune, les cheveux qui m'arrivaient aux épaules et une frange qui me tombait sur les yeux. Pratique, ça cachait mes larmes. J'étais malheureuse au sens propre du terme, ma vie, c'était un enfer.


Quand j'avais 7 ans, mes "parents" m'ont dit que j'avais été adoptée. C'est pour ça que je ne savais presque rien de moi. Juste que j'étais née à la campagne. J'y ai vécu jusqu'à mes 6 mois avec mes parents, puis un matin, ils ont eu un accident de voiture. J'ai ensuite fait un séjour de quelques jours dans un orphelinat, qui ne m'a pas marqué, puis j'ai été accueillie par Sylvie et François. C'est tout ce que je savais. Ils ne m'ont jamais vraiment aimée, et moi non plus. Tant mieux.


A onze ans, seule et toujours livrée à moi-même puisque Sylvie et François n'étaient jamais là, je passais mes journées à pleurer, dans mon coin, en gardant tout sur le coeur. Je n'avais pas d'amis. A douze ans, j'ai découvert avec joie les plaisirs de mon compas et du rasoir de François. J'avais enfin des camarades de jeux. Mon sang coulait et je voulais que tout le monde le sache, que tout le monde le voit. Que tout le monde ait pitié de moi et m'aide. Il n'en était rien, tout le monde s'en foutait royalement. Donc je continuais. A force, j'éprouvais un véritable besoin de voir ce sang, mon sang, et les cicatrices étaient déjà nombreuses. Je m'en fichait. A treize ans, ma première piqûre sur l'avant-bras me donna l'impression de voler, de planer dans les airs, au-dessus de la mer... Pendant quelques minutes seulement. Je devins vite complétement accro. Tous les jours, il me fallait ma dose, c'était tout simplement inimaginable de passer une seule journée sans en prendre. A quatorze ans, une fille me présenta ses potes Vodka et Bière. J'enchaînais bouteille sur bouteille. J'étais bien, je me sentais forte. Et je faisais des conneries inimaginables. Vous diriez "Oh la honte !" mais moi, je m'en fichait. Je passais pour une folle : droguée, alcoolique et qui se coupait les veines. J'avoue, j'avais une belle réputation. La vie ne pouvait plus m'étonner, rien ne me faisait peur. Et certainement pas la mort. "Qu'elle vienne celle-là ! J'suis prète !" je me disais. Mais elle n'arrivait pas. Souffrir, mais pas mourir, tel était mon destin.


Arrivée en troisième, je ne me donnais même plus la peine d'aller en cours. A quoi cela pouvait-il me servir ? Ma vie serait, de toutes façons, un échec. Je n'avais aucun talent particulier, aucune passion. Rien ne pouvait me sortir de ce trou noir, et j'en étais consciente. J'ai essayé de me suicider, mais sans succès. Juste trois semaines dans le coma et un psy qui me collait aux basques. J'avais sauté du haut d'un immeuble, croyant réussier à mettre fin à mes jours, mais apparement, cet imbécile de destin en avait décidé autrement. Malgré mes nombreuses tentatives, rien ne se passait. J'avais tout de même de l'espoir, et je continuais à espérer que la Mort viendrait moi aussi me chercher rapidement. Quelques semaines après mon premier "petit accident", la femme de ménage me retrouva dans un bain de sang. Mon sang. Je m'étais ouvert le poignet avec un rasoir. Dans une baignoire remplie d'eau pour que le sang coule plus vite. J'étais certaine que cette fois, ça marcherait, mais cette idiote à appelé les secours. Je n'ai pas eu le courage de trouver un pisolet, trop la flemme.


Je repris donc ma petite vie tranquille : drogue, alcool et scarifications. Une nouvelle amie vint à ma rencontre : Anorexie. Elle me confia que j'étais un peu ronde et qu'elle pouvais m'aider. Anorexie était vraiment gentille avec moi. Elle m'aida à résister à la nourriture, et le peu que j'avalais, elle me montra comment m'en débarasser. J'avais juste à me mettre le doigt dans la bouche. C'était facile. Elle m'a beaucoup appris, et ensuite, j'étais toute mince ! "Maigre et pâle comme la mort" dirait Sylvie, mais j'm'en fichais. J'allais pas arrêter maintenant...



Je pense vous avoir dit à peu près tout... Maintenant, vous allez connaître mon histoire... Dans les moindres détails...







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# Posté le mardi 12 juin 2007 14:48

Modifié le dimanche 07 octobre 2007 11:55

Chapitre 2Est-ce que je fais une c0nnerie ?.Pfff, de t0utes faç0ns, ça changerait rien...

Chapitre 2Est-ce que je fais une c0nnerie ?.Pfff, de t0utes faç0ns, ça changerait rien...


Il faisait nuit. J'avais peur, mais tanpis. Mon sac était prêt, il n'attendait plus que moi. J'enfilai mon blouson noir, mes vieilles Converses noires, et pris mon sac à dos. J'attrapai mes clés sur mon bureau, descendis les escaliers le plus silencieusement possible et ouvris la porte d'entrée. Un vent glacial me frappa de plein fouet. Je pris ce qui restait de mon courage et refermai la porte avant de m'enfoncer dans le noir de la nuit.



Cela faisait déjà quatre heures que je marchais, et j'avais atrocement mal aux pieds. J'avais envie de dormir, mais il ne fallait pas que je m'arrête. Je ne pouvais tout simplement pas m'arrêter. Je repris ma marche avec l'impression d'avoir un sachet d'épinard en bouillie à la place du cerveau tellement j'étais crevée. Mes pieds avançaient tous seuls, glissant sur la route goudronnée. Il pleuvait un peu, quelques gouttes d'eau me tombaient sur la tête. Je mis ma capuche et me dépêcha. Plus vite je marcherai, plus vite j'arriverai là-bas.


Le froid commençait à traverser mon manteau, et la pluie aussi d'ailleurs. Malgré ma capuche, j'étais trempée jusqu'aux os et j'avais l'impression que mon sac pesait quatre tonnes. Soudain, je vis ma bouée de sauvetage : un abris-bus ! Je courru jusqu'à lui et m'y abrita. J'étais tellement bien que je m'endormi.


"Eh ! Petite !

- Grmblelmmrrhfhble...

- Réveille-toi !

- Quoi ?

- Tout va bien ?

- Il est quelle heure ?

- 8 h 3o.

- Merci."


Je pris mon sac et reparti sans un mot de plus. J'allais encore avoir une longue journée de marche. Mon ventre était vide, je pris donc une demi-barre de céréales au fond de mon sac et la mangea rapidement. "Après la pluie, le beau temps." Bah n'importe quoi. Le ciel était "plus noir tu meurt", et ça sentait l'orage à plein nez. Vous me direz, normal pour un mois de février.



Il était à peu près midi quand j'arrivai à... Etampes ? C'est quoi c'te bled ? Ah, ville la plus touristique d'Essone. Nan, c'est pas que j'étais super cultivée, c'était écrit sur un panneau. C'est là que m'avaient menés mes pieds, j'avais rien décidé, je ne savais pas où j'allais. Je ne savais rien de cette ville, mais il allait bien falloir que je m'y arrête un peu. J'étais lessivée, mais pieds me faisaient mal, j'étais trempée jusqu'aux os. Mes cheveux étaient encore mouillés et je grelottais. J'aurais pu essorer mon manteau, ça aurait fait un petit lac. L'orage allait bientôt éclater, c'est pourquoi je couru jusqu'à la mairie. J'eus énormément de mal à la trouver, mais au bout d'un quart d'heure, c'était bon. Je poussai la porte et rentrai. La chaleur de la pièce bien chauffée m'arracha un discret sourire. Je me dirigeai vers le secrétariat, frappai à la porte, et attendit. Un bref "c'est ouvert" se fit entendre, et j'entrai. Une jeune femme blonde avec des lunettes était assise à son bureau.


"Euh, bonjour, bredouillai-je.

- Bonjour, me fit-elle avec un sourire.

- Je... je voulais savoir si je pouvais rester un peu dans le hall de cette mairie, en attendant que l'orage passe ?

- Je ne sais pas, mademoiselle. Si ça ne dure pas très longtemps, vous pouvez....

- Merci beaucoup", répondis-je en grelottant. J'étais littéralement gelée, mon manteau trempé ne me protégeant plus du tout du froid.

"Vous avez l'air glacée !

- C'est normal, je le suis.

- Venez, un thé vous fera du bien."


La secrétaire, qui s'appellait Julie, me conduisit jusqu'à une petite salle où se trouvait une table, trois chaises et une bouilloire. Elle alla chercher de l'eau, m'invita à m'asseoir puis fit du thé. Cela faisait plus de douze heures que je ne m'étais pas assise sur une bonne chaise bien confortable, c'est pourquoi je me détendis et attendit patiement qu'elle revient avec une théière contenant un demi-litre de thé au fenouil adouci au miel.

"J'ai entendu dire que c'est très bon contre le froid, m'expliqua-t-elle en m'en servant une tasse.

- Merci", répondis-je sans avoir l'intention de commence à me taper la discut'.

Dieu merci, elle le vit bien et se contenta de me raconter l'histoire d'Etampes, me parlant du magnifique musée, de l'atelier de vigne... Et bla bla bla. Je buvais mon thé sans vraiment l'écouter, j'étais trop occupée à réfléchir à l'endroit où j'allais aller. Je ne pouvais pas avancer à l'aveuglette indéfiniment, il fallait que je me donne une destination. J'eu soudain une idée. Pas de génie, mais une idée quand même quoi.

# Posté le mercredi 20 juin 2007 09:01

Modifié le jeudi 16 août 2007 12:19

Chapitre 3.Qu'est-ce que je vais y tr0uver ?.Bah, 0n verra bien...

Chapitre 3.Qu'est-ce que je vais y tr0uver ?.Bah, 0n verra bien...
"Vous auriez pas un atlas ? Ou une carte de la France ? Siouplait ?"

La jeune femme me regarda d'un air ahuri, puis me répondit que si, et qu'elle allait le chercher. Elle revint quelques minutes plus tard avec un gros livre : "Le grand Atlas du Monde". Je la remercia et l'ouvrit. Fort heuresement, je tombai sur la page "France", je ne me voyais pas très bien choisir l'Australie comme prochaine destination. Avec soin, je décrochai mon collier, seul souvenir qui me restait de mes parents : une chaîne en argent avec un pendantif en forme d'étoile, ferma les yeux et le déposai au hasard sur la carte de France. Je rouvris les yeux et levai la minuscule étoile pour voir où elle était tombée.

"Tours..."

C'était là que j'irais. J'avais trouvé ma destination.



L'orage passa au bout de quelques heures, et je repris ma route vers midi. Julie m'avait laissé utiliser les WC privés, normalement réservés aux employés. Il y avait un lavabo, des toilettes, une espèce de mini-cabine de douche et un grand miroir. Sympa, mais j'voyais pas trop pourquoi ils avaient ça à la mairie. Je me douchai vite-fait, enfilai un débardeur noir, une mini-jupe en jean noir, des collants noirs, un gilet vert et mes vieilles Converses noires. D'accord, c'était pas la meilleure tenue pour marcher, mais j'étais tell'ment contente d'avoir trouvé un endroit où aller que j'en étais presque de bonne humeur. Après m'être habillée, je mettai mon habituelle couche de noir sur les yeux, histoire de ressembler à un panda. J'enfilai ma parka et sorti, sans oublier de chaleuresement remercier Julie. A peine eu-je ouvert la porte qu'un vent glacial me souffla dessus en pleine figure. Gla. Gla. Gla. Okey, j'aurais pas dû mettre une jupe. Mon sac sur le dos, je repris ma marche, mon i-Pod diffusant une chanson d'un groupe punk d'on j'avais oublié le nom. Je marchais vers le futur. Mon futur. Un futur plus prometteur que mon passé.



Moi qui croyais que ça allait s'arranger... Je me mettais le doigt dans l'½il au moins jusqu'à l'omoplate. Quelques minutes après que je sois repartie, il se mit à pleuvoir à torrents et je me retrouvai encore une fois congelée jusqu'aux os. Il pleuvait tellement que je dû m'abriter sous un abris-bus abandonné au milieu de la campagne. J'étais frigorifiée et je n'avais rien mangé depuis la demie-barre de céréales de ce matin. Je n'avais pas faim, mais mon ventre criait le contraire. Heureusement qu'il n'y avait personne autour de moi, j'aurais été morte de honte. Après une courte pause sous l'abris-bus, je décidai de continuer à marcher, étant donné que le pluie était legèrement moins forte. Mes pieds étaient déjà enflés, alors que cela faisait à peine une journée que je marchais, et il me faudrait presque deux mois à pieds pour atteindre Tours. Il ne fallait surtout pas que je commence à être dépressive, sinon je n'allait pas aller bien loin. Je me souvins soudain qu'il fallait peut-être éviter que Sylvie et François envoient la police à mes trousses, je leur envoyai donc un SMS rapide, sans trop donner de détails. "Salut, je vais chez une amie, je ne sais pas quand je reviens, j'y passerais peut-être quelques jours, ou plus. Pas de formule de politesse, de toutes façons ils ne se poseraient pas de questions, comme ça j'étais tranquille pour longtemps. Je n'avais aucun point d'attache, pas d'amis. Juste un vide immense que rien ne pouvait combler.

# Posté le jeudi 09 août 2007 13:40

Modifié le mercredi 26 septembre 2007 11:24

Chapitre 4Si j'avais su que c'était ça...La vraie vie...

Chapitre 4Si j'avais su que c'était ça...La vraie vie...

J'arrivai à Toury vers 23 heures, épuisée. Mon cerveau menaçait d'exploser tellement j'avais mal à la tête, j'avais l'impression que mes jambes étaient en coton, et je grelottais dans ma parka toute mouillée. Mes pieds me faisaient très mal, j'avais envie de dormir et de ma piqûre de bonheur. J'en avais besoin, tout de suite, maintenant. J'avais réussi à emmener beaucoup de chose dans mon vieux sac à dos : seringues, héro', clopes, quelques fringues et des thunes, 300 euros en liquide que j'avais retiré de mon compte. Morte de fatigue, je cherchais un endroit où dormir, avec pour seule lumière les lampadaires qui éclairaient les rues morbides. Je n'y voyais rien et j'avais presque peur, encore une fois seule et abandonnée. Crevée, je me laissais tomber dans une ruelle sombre, et m'allongeai sur un carton. Je sortis ma seringue et m'enfonçai dans un épais brouillard. Quelques minutes où la vie redevenait rose, et je sombrai dans un profond sommeil.


Des bruits de klaxons me réveillèrent, je me frottais les yeux. J'avais l'impression qu'une vie entière de sommeil ne pourrait jamais rattraper ma fatigue. Mon dos hurlait de douleur à cause du sol dur et rugueux, malgré le carton. Je me relevais tant bien que mal et rassemblait mes affaires. Je découvrit l'endroit où j'étais, et où j'avais dormi. Une ruelle au bord d'une route. Je me sentais toujours aussi crevée, mais je devais continuer. Je cherchai une gare, une grande-surface ou quelque chose dans le genre où je pourrais me changer et faire un minimum de toilette. Je marchais un peu dans les rues de Toury, regardant les magasins, et soudain, je la vit. Elle était magnifique, au milieu de toutes ses semblables. Je marchais dans sa direction, obnubilée par sa beauté. Je collais mon visage sur la vitrine pour mieux l'admirer. Je le savais, je ne pouvais déjà plus m'en passer. J'entrai dans la boutique et appellai le vendeur. Je ne devais pas avoir fière allure, tout le monde me dévisageait, mais j'en avais franchement rien à faire. 130 euros plus tard, je sortais du magasin, tenant fièrement le boîtier contenant ma guitare accoustique. Je n'en avais jamais joué, mais je m'en fichais complétement.


J'aspergeai mon visage avec l'eau du robinet des toilettes du Carrefour de Toury. Des toilettes minables et mal entretenues, mais au moins je pouvais les utiliser. Je me lavais les cheveux dans le lavabo et me changeai. Pull noir à capuche, tee-shirt blanc, jean et Converses. Aucune envie de faire des efforts, mes pieds saignaient en plus. Je sortais avec ma guitare, un peu encombrante d'ailleurs, mais tant pis. J'arrivai sur le bord de la route et eu un moment de découragement. J'été tellement fatiguée, perdue au milieu de rien. J'agitai ma main et quelques minutes plus tard, une voiture s'arrêta et ouvrit sa portière.

# Posté le jeudi 16 août 2007 12:53

Modifié le jeudi 16 août 2007 14:41